Les étrangers ont acheté 7 % de l'ensemble des biens vendus dans le Var en 2007, avec une prédilection pour les maisons. Dans les zones les plus chères, comme Saint-Tropez, une demeure sur trois leur revient. : Photo doc S. D. En 2007, seulement 63 % des acquisitions immobilières ont été faites par des Varois. Les étrangers investissent jusqu'à 99 % de plus pour une maison.
On peut appeler ça « une stabilisation de l'augmentation ». Traduction : les prix ont grimpé moins fort en 2007 que durant les années précédentes. Mais vu les sommets du marché immobilier déjà atteints dans les deux tiers du département, ce n'est pas ce « ralentissement dans la hausse » qui ouvrira de nouvelles perspectives aux modestes actifs varois qui désespèrent d'accéder un jour à la propriété.
262 000 transactions l'an passé
Donc, les statistiques publiées hier par la Chambre des notaires du Var sont formelles : les appartements n'ont progressé « que » de 3,4 % dans l'ancien et de 7,7 % dans le neuf. Les maisons de plus de cinq ans ont enregistré en moyenne une hausse de 5,6 % (+15 % en 2006) et les terrains à bâtir - toujours plus rares - ont grimpé de 15,7 % (10 % en 2006). Des chiffres incontestables car tirés des ventes effectivement réalisées dans le Var en 2007. Soit 262 000 transactions (240 000 en 2006) traitées dans les études notariales varoises passées à la moulinette de la base de données Perval (tableaux ci-contre et page suivante).
Mais qui achète quoi dans notre département, le plus cher de Paca après les Alpes-Maritimes ?
Maisons du Golfe : un acheteur sur trois vient d'ailleurs
Première constatation, les Varois ne représentent que 63 % des acquéreurs (et 56 % seulement pour les maisons). Les autres acheteurs viennent à 8 % de la région Paca (10 % pour les terrains à bâtir) et presque autant d'Ile-de-France (9,5 % pour les maisons). Quant aux étrangers, ils ont acheté 7 % de l'ensemble des biens vendus en 2007. Avec une préférence pour les maisons (11 % des ventes totales). Dans certains secteurs comme le Haut Var, ils représentent 20 % des acquéreurs. Dans les coins les plus chers du département, comme Saint-Tropez ou Sainte-Maxime, une maison sur trois leur revient.
Des prix tirés vers le haut, des propriétaires plus âgés
Ce qui, bien sûr, pousse les prix vers le haut. Quand un Varois dispose en moyenne d'un budget de 358 900 e pour acheter une maison, un étranger débourse 714 400 e. Soit 99 % de plus. Les habitants de la région parisienne ne sont pas en reste puisqu'ils peuvent, eux, aligner des sommes supérieures de 59 % à celles dont disposent les Varois.
On comprend mieux que les autochtones soient obligés d'attendre plus longtemps pour devenir - quand ils le peuvent ! - propriétaires. En moyenne, en province, la moitié d'entre eux a moins de 39 ans. Dans le Var, les achats sont bien plus étalés tout au long de la vie. À Bormes, Le Lavandou, Saint-Raphaël-Fréjus, un appartement sur trois est acheté par des plus de 60 ans. Les retraités, en 2007, ont acquis 21 % des appartements, 19 % des maisons et 10 % des terrains à bâtir.